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Se débarrasser d'un vieux tapis sans simplement le jeter

· 7 min de lecture

Le vieux tapis a fait son temps, et la solution la plus rapide serait de le porter à la déchetterie, point final. Compréhensible. Sauf que le chemin le plus simple est rarement le meilleur, ni pour le porte-monnaie ni pour l'environnement. Un tapis est un assemblage de matériaux qui se recycle mal, et beaucoup de vieux exemplaires ont pourtant encore de quoi vivre une seconde vie ailleurs. Ce guide procède dans l'ordre : réutiliser, donner ou vendre, upcycler, et si rien de tout cela ne convient, éliminer correctement. Avec les voies suisses concrètes et ce qu'elles coûtent.

D'abord la question : le tapis est-il encore utilisable ?

Avant que quoi que ce soit parte vers l'élimination, un coup d'œil s'impose. Propre, entier et sans usure marquée, le tapis n'est pas un déchet, mais une bonne trouvaille pour quelqu'un d'autre. Ce n'est qu'une fois vraiment fini, taché, écrasé, à l'odeur de renfermé, que l'élimination se pose. Cet ordre traverse tout le guide : réutiliser avant de donner, donner avant de jeter.

Éliminer un tapis en Suisse : la commune décide

Contrairement à ce qu'on voudrait, il n'existe pas de règle uniforme au niveau national. Où le tapis peut aller et ce que cela coûte dépend de la commune. Quatre voies existent presque partout.

  • Apporter soi-même à la déchetterie. La déchetterie communale reprend le tapis comme encombrant, généralement facturé au poids, grosso modo 20 à 40 centimes le kilo. Il faut une voiture et s'y rendre soi-même, mais c'est la variante la moins chère.
  • Commander un ramassage des encombrants. Beaucoup de communes enlèvent les objets encombrants sur demande, avec inscription préalable et le plus souvent contre une vignette ou une taxe. Pratique sans voiture, mais lié à des dates fixes.
  • Découpé, dans le sac taxé. De petits morceaux coupés à la bonne taille tiennent dans le sac poubelle taxé. Un tapis entier n'y a pas sa place, il compte comme encombrant.
  • Faire enlever par une entreprise. Les services d'élimination viennent chercher le tapis à domicile, les forfaits démarrent autour de CHF 120 et montent avec le poids, le volume et l'étage. Confortable, mais l'option la plus chère, et rarement nécessaire pour une seule pièce.

Comme les règles sont communales, un coup d'œil sur le site de la commune est utile avant de partir. Les prix exacts et la nécessité d'une vignette y figurent.

Encore bon ? Donner, vendre ou offrir

Un tapis en bon état est trop précieux pour la déchetterie. En Suisse, il part vite.

  • Vendre. Sur Ricardo en enchère ou achat immédiat, sur Tutti en petite annonce. Quelques bonnes photos à la lumière du jour, des dimensions claires, et le tapis trouve une nouvelle place.
  • Donner. Une annonce gratuite sur Tutti trouve souvent preneur plus vite qu'on ne le croit. Ce qu'on cède gratuitement, personne n'a à l'éliminer.
  • Apporter à une brocante ou à Emmaüs. Emmaüs, Caritas et les brocantes reprennent les tapis en bon état, certaines viennent même chercher les pièces vendables. La condition est toujours propre et intact, une pièce abîmée ne rend service à personne.

Un vieux tapis est-il seulement recyclé ?

La réponse courte : presque jamais. Un tapis est un composite de plusieurs couches. Dessus la couche d'usage en laine ou en synthétique, dessous une trame de support et un dossier en latex ou en colle. Ces couches sont solidement liées et se séparent difficilement de façon propre. Dès que des fibres mélangées entrent en jeu, un vrai recyclage matière est pratiquement impossible. Reste le downcycling vers des produits plus simples ou l'incinération.

Les chiffres allemands montrent l'ampleur : là-bas, seuls environ trois pour cent des tapis sont recyclés, et cette part elle-même n'est souvent que downcyclée. En Suisse, la situation n'est guère meilleure. Il n'existe pas de système de reprise généralisé pour les tapis des particuliers, les programmes circulaires de certains fabricants s'adressent aux clients professionnels et aux objets. C'est justement pourquoi chaque alternative à la benne compte. Et un point de matière : les tapis en fibres naturelles, laine, sisal ou jute, sont biodégradables et se valorisent mieux en fin de vie que le pur synthétique. Penser à la fin de vie dès l'achat facilite les choses plus tard.

Upcycling : faire du neuf utile avec le vieux tapis

Avant que le tapis parte pour de bon, il vaut la peine de regarder ce qu'il contient encore. Quatre idées qui fonctionnent sans outillage spécial.

  • Un griffoir pour le chat. Un reste de tapis en sisal ou en jute, vissé sur une planche ou sur le flanc du canapé, remplace le griffoir acheté. Les chats adorent la structure grossière.
  • Un paillasson ou un tapis d'entrée. Découper un morceau robuste à la taille de l'entrée, ourler les bords ou ajouter une bande antidérapante, et la saleté reste devant la porte.
  • Un revêtement pour la cave, le garage ou le coffre. Comme protection de sol à l'atelier ou comme fond de chargement dans la voiture, un vieux tapis rend service des années.
  • Découper un chemin. D'un grand tapis usé à un seul endroit, on tire encore un chemin étroit pour le couloir ou la cuisine. Fixer les bords, et voilà.

Plus créatif, mais tout aussi faisable : un reste en tenture murale qui absorbe le bruit au passage, ou des bandes en bas de porte contre les courants d'air.

L'ordre qui apporte le plus

S'il ne faut retenir qu'une chose de ce guide, c'est ce classement.

  • Réutiliser. Le tapis reste en service, chez soi dans une autre pièce ou chez quelqu'un d'autre.
  • Donner ou vendre. Ricardo, Tutti, brocante.
  • Upcycler. Une seconde vie en paillasson, revêtement ou chemin.
  • Éliminer correctement. Déchetterie, ramassage des encombrants ou, découpé, le sac taxé.

Chaque échelon plus haut économise des ressources et, le plus souvent, de l'argent. La benne est la dernière option, pas la première.

En résumé

Éliminer un tapis n'a rien de compliqué, mais le court instant de réflexion avant en vaut la peine. S'il est encore bon, il fera plaisir à quelqu'un d'autre. S'il est fini, une seconde vie en griffoir ou en revêtement de cave a plus de sens que l'incinération. Et quand vraiment plus rien ne va, la voie de la déchetterie le mène proprement à sa fin. Le vieux tapis ne devient alors pas un déchet jeté sans réfléchir, mais une décision assumée.

Questions fréquentes

Où va un vieux tapis en Suisse ?

Un tapis entier compte comme encombrant : soit l'apporter soi-même à la déchetterie, généralement facturé au poids autour de 20 à 40 centimes le kilo, soit utiliser le ramassage des encombrants de la commune avec inscription. De petits morceaux découpés peuvent aller dans le sac taxé. La commune fixe les règles et les prix exacts.

Combien coûte l'élimination d'un tapis ?

À la déchetterie, on paie généralement au poids, environ 20 à 40 centimes le kilo. Un ramassage des encombrants coûte une vignette ou une taxe selon la commune. En faisant enlever le tapis par une entreprise, les forfaits démarrent autour de CHF 120 et augmentent avec le poids et l'étage.

Puis-je découper un tapis pour l'éliminer ?

Oui. De petits morceaux maniables tiennent dans le sac taxé, ce qui est la voie la plus simple pour les petits tapis ou les restes. Un grand tapis entier va tout de même aux encombrants, pas dans le sac.

Les vieux tapis sont-ils recyclés ?

À peine. Le composite solide de couche d'usage, de trame et de dossier se sépare difficilement, et avec des fibres mélangées, un vrai recyclage est pratiquement impossible. En Allemagne, seuls environ trois pour cent sont recyclés, le plus souvent seulement downcyclés. Il n'existe pas de système de reprise pour les tapis des particuliers.

Comment me défaire d'un tapis encore bon ?

Le vendre sur Ricardo ou le donner sur Tutti va vite. Les pièces en bon état sont aussi reprises par Emmaüs, Caritas ou les brocantes, certaines viennent même les chercher. La condition est toujours un tapis propre et intact.